Saturday, November 15, 2008

Deux immortels

Lors de mon voyage en France avec Myriam, j'ai visité un char pi une barge de cathédrales, d'églises et de tout pleins d'autres merveilles architecturales. J'en ai pris tout plein de photos, j'ai dit à tout le monde que j'étais allé là et puis là, j'en ai mémorisé les principales informations et j'ai passé pour un smart-ass au retour. En vérité, l'architecture me laisse indifférent. Je suis en mesure de trouver une construction belle dans son ensemble, mais c'est simplement un jugement personnel. Je suis incapable de l'analyser, encore plus inapte à dire si c'est gothique, romanesque ou romain et vraiment beaucoup plus poche pour remarquer les arcs cathénaires (merci à l'audio-guide de la pedrera pour ce joli mot...) ou tout autre élément d'architecture.

Pourtant, je suis tout de même en admiration pour Gaudi. Comment être en admiration pour un architecte sans connaître l'architecture? Il y a tout d'abord cette histoire, d'un jeune drop-out, de l'école et des pubs, fils d'un humble maçon qui succède envers et contre tous, bref le scénario de 90% des films de nos jours. Plus que cette histoire, fort probablement romancée mais je fais de même donc cela m'importe peu, il y a la façon de faire. Il n'était pas un champion en maths ou en calcul, il n'aimait pas les plans et il trouvait ses idées en regardant la nature. Il s'efforçait ensuite de respecter cette source créative dans chacune de ses constructions. C'est ce point qui lui confère toute mon admiration.

Alors, que de nos jours tous s'émerveillent devant Dubai et ses excès, ou bien devant cette superbe Barcelone qui est fabriquée de palmier d'Hawai et de sable d'Égypte. La beauté que je recherche n'est pas dans l'immensité, l'insolite et le faux, elle est dans la nature et dans l'harmonisation avec celle-ci. Entre, l'homme assit à regarder la nature et à essayer de trouver un terrain d'entente et le constructeur qui vous dit que la seule limite à la création (destruction) c'est votre créativité (et votre porte-feuille), je choisi le premier. Je ne sais toujours pas distinguer les arcs cathénaires, je ne comprends toujours pas le système de sous-tension de la Pedrera qui donne des murs rideaux, mais j'admire Gaudi pour son respect.

Mourir d'ironie

Lors de leur rébellion contre Franco, appelons-les les bons, lancèrent un appel à l'Europe. Un qui répondit à l'appel fût George Orwell. Suite à sa mort, les autorités barcelonnaises rebaptisèrent une place de la ville en son nom. Par contre, lors du choix de place l'ensemble des décideurs eu une extinction momentanée de lucidité. Ainsi, le choix tomba sur une tout petite place en plein red district, gentiment surnommé Plaça Trippin' par les habitants. Quelques années plus tard, la Plaça George Orwell fût la première de Barcelone à être filmé par des caméras de surveillance 24 sur 24. Wow, j'adore l'ironie.

1 comment:

Anonymous said...

Architecture étant un bien grand mot puisque moi aussi je suis comme toi: je n'y connais strictement rien et ça ne m'intéresse pas. Mais ce que je voulais dire c'est plutôt l'allure des bâtiments, sans savoir que c'est de l'art ceci ou cela, quand ça a une allure particulière qu'on ne voit pas souvent que c'est beau à cause de l'harmonie justement et aussi de la recherche et de la création qu'on sent dans l'oeuvre, pour moi c'est ça de la belle 'architecture'.

Bye et merci pour les informations sur Gaudi.

Mom