Rencontres
Au départ je ne croyais pas que les rencontres et les découvertes culturelles seraient un point majeur. Au final, elles apparaissent comme le principal, le physique étant une fraude et le mental étant trop variable.
Socialement, le Camino est très près de l'utopie des antiracistes, antisexistes et de ceux qui prônent l'égalité pour tous. Aucune discrimination face à la race, au sexe, à l'âge, nous sommes tous des pèlerins et nous formons une communauté égalitaire unie. À quelques exceptions près, chacun des individus est intégré, ouvert et actif. De plus, le coût minime de la vie pèlerine, ouvre les portes de cette communauté à un maximum d'individus. De plus, avec plusieurs albergues qui acceptent cheveaux et ânes, le Camino est accessible même pour ceux qui physiquement ne peuvent faire 800 km de marche.
C'est probablement une des seules places au monde où le mélange des couleurs réussit. Je ne parle pas d'un faux mélange de couleurs comme à Montréal ou a New-York, où c'est plutôt un vitrail de plusieurs couleurs où chacune a des limites définies. Je parle d'un vrai mélange de couleurs où chacun mange à la même table, dort dans les mêmes chambres et vivent les mêmes choses. Je parle d'un beau mélange de couleurs, où chacune ne tente pas d'écraser les autres, mais plutôt apporte et collabore. Contrairement à mes expériences dans les cours d'arts au primaire, ce mélange de couleurs ne donne pas un brun foncé ou un gris terne, mais plutôt un jaune éclatant comme celui des flèches qui nous guident sur le Camino. Un jaune comme le rayonnement de chacun des pèlerins. Si je reviens sur le Camino, ce sera assurément pour vivre une fois de plus au sein de cette communauté magique et éphémère.
Barcelone, ville espagnole?
Hier, je marchais sur la Rambla en compagnie de mes deux nouveaux compagnons de voyage, Pablo et Manolo. Ils sont originaires de Veracruz au Mexique. Une de ces belles nouvelles barcelonnaises tout droit sortie d'un magazine de mode nous aborde et nous invite à un de ces bars trendy de Barça. Elle nous aborde en anglais. Pablo répond en Espagnol. Elle fige pendant quelques secondes, est incapable de répondre, nous donne chacun un flyer et nous fait un sourire forcé. J'aime Barça, je ne me sens pas inadapté en parlant seulement anglais et pas espagnol.
Monday, November 17, 2008
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1 comment:
Je voulais te dire que c’est bon de te sentir aussi heureux ! Ça transparaît dans tous tes posts. Que de beaux souvenirs tu vas avoir quand tu vas revenir, ce voyage va sûrement t’habiter pour un bon bout de temps, pour toujours en fait. Tu ne t’en rends peut-être pas compte aujourd’hui, en ce moment, mais je crois que c’est de cette façon qu’il aura changé ta vie, par tous ces bons moments que tu as vécus et par tous ces amis de route avec qui tu les as partagés.
Rappelle-toi le message de Régis dans un de ses albums de finissant, je ne me souviens plus lequel: « Une joie partagée est décuplée ». Je crois que c’est ça le plus important que tu vas avoir réalisé durant ce voyage.
Bye
MoM
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